Blanchiment, terrorisme : la Banque Postale au coeur d’une enquête

Blanchiment, terrorisme : la Banque Postale au coeur d’une enquête

Blanchiment, terrorisme : la Banque Postale au coeur d’une enquête

La Banque Postale avait supprimé de son système de filtrage la Saving Bank, une banque d’État syrienne qui figure sur la “liste noire” de l’Union Européenne. Des dysfonctionnements et des manquements qui ont donc conduit l’autorité de contrôle à saisire la justice. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire avec comme base, un rapport de l’ACPR qui pointe des carences du système de filtrage des opérations, notamment sur les mandats cash. La banque postale est visée par une enquête préliminaire, ouverte par le parquet de Paris au cours du mois de septembre et par la suite confiée à la brigade financière, pour des soupçons de manquements à ses obligations de la lutte contre le blanchiment d’argent ainsi que le financement du terrorisme, selon le site d’information Les Jours. “La justice avait été saisie par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution », l'ACPR, adossée à la Banque de France, qui avait découvert lors d'une inspection « plusieurs faits graves” selon un pré-rapport qui compte une trentaine de pages élaboré en juin, précise le site Les Jours. L’ACPR reproche également à cette filiale de La Poste un “ensemble de dysfonctionnements” dans le contrôle des clients (le know-your-customer), et particulièrement sur les mandats cash, un système qui permet de transférer relativement facilement de l’argent à un tiers, que la Banque Postale à prévu d'arrêter au 1er janvier 2018, et également son dispositif de gel des avoirs.

Banque syrienne sans filtre

Le gendarme des banques dénonce des “carences du système de filtrage” : celle-ci aurait ainsi supprimé de ce système de filtrage la Saving Bank, une banque d’état de Syrie qui figure sur la “liste noire” de l’Union européenne, car son nom est très commun et a déclenché de nombreuses alertes. Avec pour risque de laisser des opérations normalement interdites. L’ACPR a découvert : “plusieurs dizaines d'opérations effectuées au bénéfice de personnes figurant sur des listes de sanctions financières et faisant l'objet de mesures de gel nationales ou européennes.”. “A ce stade, la procédure étant en cours, La Banque postale réserve ses réponses à l'ACPR. La Banque postale précise que la Syrie figure sur la liste des pays sous embargo, et qu'aucune opération n'a été faite entre La Banque postale et la Syrie” a répondu la filiale de La Poste qui précise que le pré-rapport c’est déjà vue modifié suite à de nombreuses autres observations. Une affaire à suivre donc, pour savoir si la filiale de La Poste étant au courant ou non de ces transactions effectuées vers la Syrie, un pays en plein embargo et en proie à une guerre civile qui fait rage depuis maintenant six ans.

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